Le sacré : pédagogue du vivant (2)
La désacralisation de la société
Primauté de la parole
Le concept du sacré transcende la fonction biologique et utilitaire du corps humain. Le langage oral en constitue l’un des éléments fondamentaux : le verbe.
La fonction langagière exprime la souveraineté de l’homme. Elle met en lumière la réalité substantielle des puissances en l’âme : memoria Dei, intellect agent et le spirituel agent, elles sont substance de la Très Sainte Trinité, et chacune d'elle correspond à l'acte dominant d'une des trois Personnes divines.
Aujourd’hui encore, certaines cultures et sociétés reconnaissent à la parole sa sacralité et sa charge morale et sa puissance de vie et de mort. Dans les sociétés rurales, y compris en Occident, la parole est associée aux vertus morales « la parole donnée » et religieuses. Elles la perçoivent comme un engagement supérieur à l'écrit, à l'acte notarié.
La parole donnée oblige et engage tout de l’homme, exigence qui se retrouve dans les liturgies des Églises instituées comme : « je crois ; amen ; ainsi soit-il. Elle engage l'être, toute la personne du sujet.1
L’écrit, bien qu’il soit perçu comme l'un des indicateurs d’une société structurée, évoluée, témoigne néanmoins de l’appétence de l’avoir, de l’engrangement, de la possession. Il est significatif d’un affaissement moral résultant de l’éloignement du concept du don, alors que le troc et le paiement en métal noble : or et argent lui sont plus proches. L’écrit ne devrait pas être considéré comme un facteur ascensionnel de la civilisation, car il exprime la loi, le droit, mais aucun d'eux ne se relie plus à l'ascenseur moral ni spirituel. La parole surgit à l’intersection de la morale et du surnaturel.
La Sainte Bible souligne l’importance de la parole par la manifestation du Verbe de Dieu dans l’humanité de Jésus de Nazareth. La vocation première de l'homme est de dominer la Terre, d’affirmer sa dignité royale, et donc d'avoir conscience de son existence. La parole manifeste le tout : « Tous les animaux de la terre et tous les volatiles du ciel, ayant donc été formés de la terre, le Seigneur Dieu les fit venir devant Adam, afin qu'il vît comment il les nommerait : or le nom qu'Adam donna à toute âme vivante est son vrai nom. Ainsi Adam appela par leurs noms tous les animaux, tous les volatiles du ciel, et toutes les bêtes de la terre : mais pour Adam, il ne se trouva pas d'aide semblable à lui.»2
L’acte de nommer un objet et un sujet atteste de l’identité, de la dignité, et de la souveraineté de l’homme. Il établit une relation dans l’ordre naturel et surnaturel. Il témoigne de ce qui en lui est au-delà de son être, un rapport au mystère. En effet, la parole sort du silence qui est le sanctuaire immatériel dans lequel l’être de la personne se réfugie, se recentre en Dieu. Il est le tabernacle de la Parole de Dieu et celle de l’homme. Elle entrouvre une voie qui dépasse son émetteur, il s’outre-dépasse, car il se met dans l’écho du Verbe de Dieu, dans celui de la Parole divine. Elle revêt une valeur poétique, liturgique et juridique. Ni elle, ni le silence ne sont neutres ; ils sont porteurs de sens et d’autorité.
Le Verbe de Dieu par l’Incarnation assume la parole de l'homme. Elle est acte, elle est toujours acte. Son usage est redoutable. Elle peut être dite : la fleur du silence de Dieu. La parole divine exprime sa Toute-puissance : elle est créatrice, l’onction du réel et du surréel. Elle exprime notre vie, et nous condamner. Toute expression langagière est, pour l’homme, participation au Verbe éternel ; elle témoigne de sa dignité qui est consubstantielle de son être, sa personne.
Ensevelissement du corps
L’ensevelissement du corps est constitutif des éléments anthropologiques du sacré. Les théoriciens de l’évolution soutiennent, au moyen d’un narratif idéologique, qu’il serait la première expression du passage du néandertalien à l'homo sapiens, mais ils ne ont pas encore prouvé cette théorie, ce qui ne les empêche pas d'être affirmatifs. Une proposition remise en question par l’Ancien Testament et des âmes privilégiées comme Anne Catherine Emmerich, ainsi que par l’invention de sépultures doubles en Palestine : le corps d’un homme fut trouvé couché auprès d’un hominidé féminin. Cette découverte confirme le récit du Déluge du temps de Noé et ses causes : « Il dit à Noé : la fin de toute chair est venue pour moi ; la terre est remplie d’iniquité à cause d’eux, et moi, je les exterminerai de la terre. »3
L’ensevelissement du corps de l’homme n’est pas le signe de son évolution, mais celui de sa dignité ; cependant, le fait qu’on ait retrouvé des corps, appartenant à l'humanité, ensevelis sans signe distinctif prouverait que l’humanité du temps de Noé avait atteint un degré de décadence abyssal, les corps n’étaient plus honorés, et confirmerait la réalité historique du déluge.
Le vivant rend hommage au défunt et affirme la primauté de la vie. La dépouille, même si elle a appartenu à la pire des crapules, conserve une dignité dépassant celle du sujet. Le respect du corps s'impose toujours comme un devoir que l’on doit au défunt et que l’on se doit à soi-même, et toute forme de profanation dégrade le profanateur si profondément qu’il passe sous la condition animale. Le corps a aimé, a été aimé, il s'est donné, il a coécrit l'histoire. L'ensevelissement exprime une intelligence du sacré. Elle témoigne de la réalité et de l’efficience de la grâce de prévenance donnée par Dieu après la chute originelle, signifiée par le vêtement de peau de bête que Dieu confectionna lors de l’expulsion d’Adam et Ève du Paradis.
Bien que l’Église accepte l'incinération, elle recommande de privilégier l'inhumation. L'incinération altère le caractère sacré du corps ainsi que la dignité de l’homme, sa grandeur, et renforce une vision utilitariste du corps humain, voire commerciale, devenant un consommable parmi d’autres produits. S'inspirer des traditions païennes ne s'avère bénéfique ni à l'esprit chrétien, ni à la société même déchristianisée. De même qu’il n’est pas sans conséquence d’enterrer un corps selon les idéologies écologiques. L'écologisme, bien qu’il se présente sous le vernis d’un respect pour la nature, emprunte beaucoup à la gnose. Il multiplie des actes transgressifs sous-tendus par une intentionnalité qui consiste à se refuser à la grâce de miséricorde ; l’homme se prend pour Dieu.
La dignité de l'être humain repose sur l’intention et le regard de Dieu. Elle se manifeste par sa souveraineté sur la création ainsi que par la qualité spirituelle et morale des relations qu’il établit avec autrui et avec Dieu. Une anthropologie qui, pour le catholique, reflète la réalité surnaturelle et sociologique de l'Alliance l'unissant à son Créateur et Sauveur.
Le sacré dans la société
Dans le domaine profane, le sacré n'existe pas au sens religieux. Il sous-tend l'interdit moral, mais aujourd'hui, il dérive en interdit social ou sociétal qui est une forme de répression pernicieuse et illégitime de notre liberté de conscience et d’expression.
Le concept du sacré subsiste dans l’inconscient collectif. Il tend à disparaître dans nos sociétés conjointement à l’effondrement des vertus et de la morale collective, ce qui est également la conséquence de la perte du sens du péché.
Une roue amorcée dans les peuples avec les Lumières et la Révolution de 1789. La vie n’est plus respectée ni honorée depuis son commencement jusqu'à sa fin naturelle. Le triomphe des désordres moraux et l’amplitude des confusions qu’ils engendrent se transforment en norme de vie. La société s’indigne face aux chasseurs, condamne ceux qui mangent de la viande ou maltraitent l’animal, elle appelle les propriétaires d’animaux « parents d’animaux ».4 Elle condamne ceux qui défendent la vie dès sa conception à sa fin naturelle… Chercher l’erreur !
La relation que l’homme a avec la création et son prochain s’inverse, ce qui engendre une société parallèle caractérisée par des contradictions insurmontables. Si l’individu n’est pas configuré à ce projet sociétal, il est au mieux considéré comme étranger, mais surtout comme ennemi. Le voici perçu comme un intrus dans un monde qui n'aurait pas été conçu pour lui. Ce désordre mental, caractéristique de la schizophrénie sociale, met en lumière la persistance d’un sentiment diffus du sacré par défaut, induisant un inconscient au surnaturel distendu et inversé, et qui ne cesse de peser en chacun.
Le sacré, loin d’être une survivance archaïque, est un acteur pédagogique qui forme à la vérité et à la liberté. Il contribue à la formation de la personne et à l’édification de la cité. Il confronte le sujet à sa conscience morale.
Le citoyen qui s’en éloigne, rejette de la vérité, il éprouve alors un vide d'une nature obscure, il est tenté de le combler par toutes sortes d’artifices jusqu'à se donner la mort.
Il peut se mettre sous l’autorité d’une idéologie ou sous celle de sévères addictions : la pornographie, la drogue, l'alcool, la violence, le rejet de l’ordre naturel, ainsi que des lois, etc. Cette fuite de soi conduit à une autodestruction allant de la rupture avec son milieu affectif et social jusqu’à l’isolement fatal, un état qui se retrouve dans la vie politique.
Si son instinct de vie le domine, il recherchera un univers asocial de substitution, l'engageant dans une marginalisation possédant sa propre structure, celle de la rue où règnent en maîtres les réseaux de délinquance, les sectes toutes sortes de malandrins.
Il entre dans une vie sociale parallèle, générant une solidarité anxiogène et la persistance de l’oubli. Une micro-société archaïco-anarchiste suicidaire. Il s’éloigne de son environnement naturel qui ne lui permet plus de trouver un sens à son existence, du moins en est-il persuadé. Il s'installe dans un refuge désespéré. C’est le retranchement dans la caverne, là où il se perd au regard d’une société qui ne le porte pas et qui l’encourage de fait à se fuir lui-même jusqu’au bout d’une nuit inconnue et désolée… Cette sensation de vide en l'homme se révèle dès l'éveil de la conscience morale : un des effets du péché originel. Le fidèle, quant à lui, en fera l'expérience dans sa vie de foi avec la certitude que les grâces ne lui manqueront pas. En effet, le Christ nous les a acquises lors de sa déréliction sur la Croix : « Mon Père, mon Père, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
L'homme sans Dieu, éloigné du respect de la loi naturelle, de la morale, éprouvera l'attraction du vide. Il s’y laissera enfermer, tombant dans un désespoir, parce qu’il lui semblera être sur une voie sans issue. Qu’il ait recours à une psychanalyse, elle l’enfermera dans une certitude tombale, et l’extraira de sa conscience morale. Sa vie ne sera jamais intérieurement accomplie. Le vide appelle alors les puissances du mal qui entrent dans les zones du psychisme du sujet avec la perpétuité de leur propre vide désespéré. Elles s'emploient à détruire leur proie. Elles le désinhibent de ses instincts les plus vils, et l'attirent vers les lieux inférieurs.
Les dictatures : la Révolution de 1789, les régimes communistes, nazis, comme établi en Ukraine ou en Israël, certains lieux de l'Oumma, et maintenant, en préparation chez les barbares-sauvageons insoumis de nos démocraties occidentales, illustrent cet état intérieur. Ce vide affecte tout autant l'individu que la société. Il n’est pas exclusif à la personne seule, par la memoria Dei il se répand dans les peuples, les corrompant jusqu'au rejet de toute résistance au mal. Tel fut le témoignage de la foule de Jérusalem qui, après avoir acclamé Jésus, se retourna contre Lui, emportée dans un tourbillon de violence et de haine qu’elle ne pouvait maîtriser : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! »
Les lois liberticides et transgressives : le divorce, la contraception, l’avortement, l’eugénisme, l’euthanasie, le suicide assisté, les pratiques sexuelles immorales, l’atteinte juridique contre les lois naturelles régissant le mariage, les armes de destruction massive, les conflits génocidaires, les injustices sociales et économiques, les épidémies artificiellement créées comme la Covid-19 – représentent une manifestation spectaculaire et industrielle du sacrifice humain, et une violence qui tend à s’imposer comme une norme sociale, le retour des barbares. Ces barbares sont majoritairement en col blanc. Toutes ces facteurs d’involution, selon la loi de Dieu, témoignent d’une société qui s’enfonce dans la dé-civilisation.
En amont de ces réalités, une intentionnalité profonde et inquiétante se découvre : l'instauration d'un régime fasciste adossé au culte de l’homme, d’un surmoi prédateur, ce glissement est dans les gènes de tous les partis politiques actuels. Ils ne se tournent pas vers le Bien souverain.
Les peuples plongent dans un avilissement atteignant les zones de l’infra-humain, au profit d’une élite sans légitimité et dont la légalité supposée ne repose que sur le détournement de la loi naturelle, la puissance de l’argent. Une dynamique d’une telle nature destructrice aboutira à la manifestation de l’Antéchrist, qui est déjà aux commandes. Peu de personnes sont instruites de la gravité des enjeux, pourtant annoncés par la Sainte Vierge Marie à La Salette : ses paroles confirment et expliquent ce que les Saintes Écritures révèlent, dans un langage prophétique, du mystère universel du péché d'iniquité, depuis ses origines.5
Tout péché individuel est pardonnable, mais l’accumulation du péché individuel devient un péché de société, collectif. Le péché de société se forme quand le législateur codifie le péché individuel, il devient un péché de masse par accumulation à l’exemple du divorce, de l’avortement, etc. Un état de la société qui témoigne de la perte du sens profond du péché, du mal.
En effet, le législateur en lui donnant un statut légal, lui confère une dimension collective, ce qui le rend inexpiable, irrémissible. Comme le rappelait le pape Pie XII : « Le péché du siècle est la perte du sens du péché ».6 Ce n'est plus seulement une faute privée, mais une offense publique à l'ordre divin, ce qui se définit comme un scandale universel. Il appelle la justice divine sur les peuples et les nations.
La Révélation enseigne que Dieu demandera des comptes sur l'usage des grâces obtenues par son Fils unique. Un rendez-vous de justice, qui n’est par arbitraire, mais que provoque l'usage de notre liberté de conscience, de notre libre arbitre. Ce rendez-vous est également lié à la Nouvelle Alliance contractée sur la Croix et confirmée par la Résurrection.
Que faisons-nous du don de Dieu ? C’est là toute la question. Nous avons la liberté de nous refuser à Dieu, mais nous aurons à affronter les conséquences de ce refus.
Le pape saint Jean-Paul II le Grand, dans son exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia (1984), a précisé que « les péchés sociaux » ne s'entendent pas comme une entité autonome, mais comme la somme des péchés personnels qui, en se multipliant et en se légitimant, créent de véritables « structures de péché ».
Saint Augustin avertissait : « Une multitude d'hommes qui s'accordent dans l'injustice devient comme une grande bande de brigands. »7
La formation collective d'un péché avec son cadre législatif reflète l'étendue de notre affaissement moral et spirituel. Les sociétés dites de progrès sont sacrificatrices, blasphématrices, transgressives. Elles ensevelissent d'iniquité le pont reliant les hommes entre eux et eux à Dieu. Leur législation porte une charge si grave qu'elle fait trembler la cour angélique. Les conséquences des lois se répercutent sur tous les hommes par la première des trois puissances, la memoria Dei, au point d'instaurer un désordre métaphysique dans tout le vivant ainsi que dans la mémoire-forme de la matière. Voilà la véritable pollution. Quant à celle dont on nous rebat les oreilles – elle a pour fonction de masquer des projets immondes, en particulier la pollution ultime : celle du péché universel contre l’Esprit, à laquelle des puissances malfaisantes amènent les peuples à adorer l’Antéchrist.
Saint Jean Chrysostome enseignait : « Ce qui cause la perte de tous, ce n'est pas tant les péchés des méchants que l'indifférence des bons ».8
Il n’y a qu’une seule histoire, celle du salut, et elle nous avertit : chaque fois qu'une société légalise le mal, elle s'expose au jugement divin. Jésus à une âme privilégiée romaine confia en 1950 : « L'humanité est dans un état pire que celui qui justifia le déluge, et pourtant, je suis venu. » Le Père éternel remplit de sa justice le silence de Jésus devant Pilate à la question rhétorique : « Qu'est-ce que la vérité ? » ainsi que celui en présence d’Hérode.
Nous ne faisons pas face à une crise de civilisation ordinaire, nous collaborons à son effacement, car notre volonté est d’inverser le paradigme divin. Ce basculement signe le triomphe provisoire des puissances des ténèbres. Aidées de ses affidés parmi les hommes, elles érigent un contre-monde où l'homme n'est plus image de Dieu, mais un dieu dominant la création, la soumettant à sa propre image inversée. Il affirme sa volonté de maîtriser son destin et l’oppose à son Créateur.
Les classes dominantes aux multiples réseaux orchestrent cet effondrement. Ce second collapsus social universel ne résulte ni du hasard ni d'une fatalité contemporaine, mais il s’agit d'une stratégie délibérée. Elle a pour objet le développement d'une barbarie nouvelle, évidée de ressources culturelles, morales et spirituelles, sans repère stable, dont le seul but est d’asservir les peuples par la terreur de la manière la plus efficace. Ces masses déstructurées moralement constituent des armées au service d’intérêts spécifiques des puissants – le retour des barbares, des sauvageons. Les « chiens de fer », les « tontons macoutes » modernes, autant d’instruments de terreur conçus pour briser toutes les formes de résistance.[note : Ce qui explique l’impuissance organisée à arrêter les réseaux de trafiquants de toutes sortes et autres mafia.] Ainsi se vérifie la parole prophétique : quand le peuple de Dieu abandonne la sainteté, les élites l'exploitent et le manipulent pour mieux l'asservir. Ce processus annonce un temps d'épreuves où la lutte ne se limite pas uniquement aux dimensions sociales ou politiques. Elle est surtout surnaturelle : il s'agit d'un combat eschatologique entre la Cité de Dieu et la cité des hommes rebelles.
Depuis les Lumières et les encyclopédistes avec leur révolution de 1789, les générations ne sont plus traitées comme les héritières de la civilisation chrétienne. Elles sont organisées en troupeaux de bestiaux façonnés pour servir le projet d’une caste corrompue asservie aux puissances des anges déchus. Ces élites sont des maquignons cyniques, ombrageux dans leur dépravation, et farouches quant à la préservation de leur domination. Elles s'efforcent de maintenir les peuples à un niveau ne dépassant guère celui des veaux destinés à l'abattoir. Elles n'ont d'autre horizon que la domination, sans plus aucun souci du bien commun.
Le législateur, complice et serviteur de ses maîtres, n’a cessé de donner au mal une façade légale, transformant l’horreur en norme, le crime en droit, la monstruosité en habitude culturelle. La complexe et tumultueuse dynamique des arts, des lettres, des médias, ainsi que de la pseudo-religion progressiste ou celle des conservateurs ultras, intégristes. Un projet coécrit façonnant les consciences, programmant une apostasie universelle. Un chemin devenu séduisant et presque inévitable pour un grand nombre qui, à l’intérieur de l’Église, a pris un élan irréversible depuis le non regretté évêque de Rome, François. L'évêque de l'effroi.