Chapitre n°3

Qu'est-ce que l’homme ?

L’homme de bien résiste à cette décivilisation, indépendamment de ses convictions. Une résistance pacifique, qui démontre et affirme la vérité. Le fidèle refuse ce qui n’est pas la charité et l’espérance. Il n’est d’aucun courant qui traverse l’Église ; sa place est d’être avec Marie et saint Jean au pied de la Croix de Jésus, jusqu’au triomphe des trois Cœurs sacrés. C’est le premier degré de la résistance naturelle et surnaturelle, et un témoignage confirmant que l’homme est le projet de vérité et d’amour d’un Dieu qui se révèle par le don de Lui-même. Dieu qui se communique en se donnant définit l’anthropologie humaine par le don. L’homme se donne au don qui est une Personne, Dieu.

Nous ne sommes pas abandonnés, l’heure de la Justice divine s’approche, elle fait déjà entendre le grondement de tonnerre qui sort du silence constitué par Jésus face à Pilate et à Hérode. Notre résistance a pour fondement le surnaturel : prier, prier et prier, témoigner de la vérité par le bien que Dieu attend de nous. N’oublions pas l’importance de l’Immaculée Conception dans cette période. C’est par la Co-rédemptrice que nous nous installons dès à présent dans la victoire de son Cœur Immaculé afin de rejoindre le Cœur glorieux de Jésus. Permettez-moi un conseil fraternel : récitons tous les matins le psaume 90, les trois Actes, Ave maris stella, la prière à st Michel archange et notre chapelet ; essayons d’aller à la messe le plus souvent possible. Faisons l’effort de nous former aux bonnes sources. La Très Sainte Vierge Marie et à Jésus nous installeront dans la victoire.

Quelle est la place de l’homme dans la création ?

Depuis le vote de la loi dépénalisant l’IVG, complétée par la loi de bioéthique et ses développements transgressifs, se demander qui est l’homme et quelle est sa place, c’est vouloir remonter les chutes du Niagara en s’agrippant à l’eau cascadante. Ceux qui en parlent ne le font que pour justifier des droits qui ne sont qu’aliénation. Certes, il arrive que quelques intellectuels finissent par sortir des vapeurs mondaines, c’est seulement pour murmurer une réponse dans un souffle honteux et pudique, à l’exemple de nos évêques. Nos intellos, seigneurs des apanages médiatiques, en font un hochet, un onguent de bonne conscience. Ils s’en poudrent d’intello discount, dans une pose rousseauiste et soyeuse chez le marquis ou la marquise de la Cuisse en l’Air Parfumée ou chez Monseigneur Du-Bien-assis, pontife de la Bonne-sieste. Ils n’en parlent que pour vider toute substance de la question, en s’efforçant de charmer la Magdelon, la soubrette du jour des Femmes Savantes. Si d’aventure, ils sont interrogés avec insistance sur ce sujet, ils hésitent, ne sachant plus très bien s’il s’agit là d’une idée savante ou du titre du dernier jeu télévisuel. Ils vous répondent en sombrant dans leur intellectualisme ! De cette question, ils en jaspinent ! Suintant de leur importance, ils s’appuient sur leur lot composite habituel : individualisme, relativisme, rationalisme, libertarisme, athéisme, matérialisme, scientisme, wokisme, écologisme, et maintenant le noachisme, etc. Ils les mâchouillent comme un vieux charqui, affrontant le questionneur impudent, dans une pose de coq en pâte, dissimulant leur insuffisance dans leur suffisance.

Dans le panthéon mondialiste des idéologies, il y a le noachisme, une vieille émanation des courants talmudistes de l’époque médiévale. C’est le rabbin Maïmonide qui, dans son Mishné Torah, en structure la doctrine et la légitime. Une religion pour les gentils, en vue de les dominer. Ces esprits, détournés de la Thora, s’acharnent à détruire ou à réduire toutes les religions. Le noachisme est un avatar doctrinal et idéologique, un non-religieux religieux, un bâtard globaliste et mondialiste. Une caution pseudo-religieuse au projet de domination des nations, administrée par des fondations, des ONG, et autres apostats en procession de suffisance comme des paons flamboyants de la cour du Shah de Perse. Les religions seraient remplacées par un code de bonne conduite, une morale subordonnée au mondialisme pour décérébrés. Ils considèrent avoir gagné contre la société chrétienne et tous les autres peuples. Ils ne tirent pas les leçons de la crucifixion de Jésus : l’échec est le triomphe ! Ils cultivent une culpabilité générationnelle autour de la Shoah, tout en nourrissant un antisémitisme tactique, programmé, amoindrissant toute résistance. Des racistes, il y en a, c’est affligeant, mais à observer certains États, il se constate qu’ils fondent leur doctrine nationale sur un racialisme pragmatique. Ces théoriciens veulent la domination sans partage, et la destruction de ceux qui leur résistent.

Nos élites et nos gouvernements enferment leur peuple dans une médiocrité abyssale et rassurante : pourquoi alors se poser sur l’homme et sa place dans la création ? Pourtant, résistons, un devoir de charité et d’honneur !

Ces élites nous imposent un mode de vie qui les conforte dans leur position dominante et qui leur ressemble : un mode de vie dégradant, présenté comme la norme du progrès – un bonheur proche de celui de Pol Pot, organisant des conflits interreligieux. Ils nous persuadent que c’est la vraie liberté ; en sortir serait contraire à la fraternité, à la charité. Ils désespèrent les individus, les enfoncent dans le soupçon et l’accusation mutuelle. Ils y parviennent d’autant plus aisément que les médias sont leurs complices. Il nous faut résister ! Dans ce contexte, poser la question : qu’est-ce que l’homme ? Est une urgence ! C’est au fidèle de la poser et d’y répondre. Il a la mission d’assécher les eaux croupissantes des idéologies et d’œuvrer à la redécouverte de l’homme. C’est aux hommes respectueux de la loi naturelle et aux fidèles de répondre à tous les Pilate : Ecce Homo ! Et, qu’est-ce que la vérité ? en démontrant que le Corps mystique du Christ est une réalité sociale et transcendante.

(à suivre...)