Calendrier romain ordinaire

Saint Jean I
Pape (53e) de 523 à 526 et martyr

J

ean, fils de Constance, naît en Toscane, vers 460, probablement dans la très ancienne ville de Senas. Il fit à Florence de brillantes études qu'il acheva à Rome. Entré dans les ordres, il fut pendant trente ans fonctionnaire de la Curie où il se distingua autant par la science que par la piété. 

Le saint pape Gélase I (492-496) le créa cardinal-prêtre au titre de Pammaque. Il servit fidèlement Atanase II (496-498) et saint Symmaque (498-514), puis il fut l’archidiacre de saint Hormidas (514-523) auquel il succéda le 13 août 523.

Le roi des Ostrogoths, Théodoric le Grand, était de religion arienne mais tolérant envers les catholiques. En effet, sa mère, sa femme (Aldoflède, sœur de Clovis) et quelques uns de ses ministres (Cassiodore et Boèce) étaient aussi catholiques. Il n'en était pas moins le chef naturel des hérétiques qui se devait de prendre leur défense lorsqu'ils furent frappés (524) par un édit de l'Empereur Justin-Auguste le Catholique (518-527) : « fermeture immédiate de toutes les églises ariennes de Constantinople  exclusion de toutes fonctions publiques, civiles et militaires, pour tous les citoyens reconnus comme sectateurs ariens. »

En 525, Théodoric fit venir à Ravenne Jean I qu'il croyait complice de Justin et le mit à la tête d'une ambassade envoyée à Constantinople pour obtenir le retrait des mesures prises contre les ariens : « Vous irez trouver Justin, commandait le Roi au Pape, et obtiendrez de lui de ma part : retrait de son édit, réouverture de toutes les églises ariennes et admission, en leur sein, de tous les apostats du catholicisme. Sinon, craignez de vives représailles anti-catholiques. » Et le Pape de répondre au Roi : « Me voici devant toi, fais-moi ce que tu voudras  mais je ne te promets rien au sujet des réconciliés  leur situation n'est-elle pas dangereuse et irritante ? Comment obtenir que ces instables soient autorisés à faire retour à l'hérésie ? Pourtant, hors cette impossibilité notoire, pour le reste, avec l'aide de Dieu, je pense pouvoir te satisfaire et je ferai tout pour t'être agréable et te rapprocher de Justin. »

Accompagné de cinq évêques et de quatre sénateurs à la tête d'une brillante suite, Jean I s'embarqua (novembre 525) pour un voyage d'un mois au bout duquel il fut reçu à Constantinople (décembre 526) « comme saint Pierre lui-même » par l'Empereur prosterné qui voulut se faire couronner une seconde fois. Jean I qui avait suivi les fêtes de la Nativité à Sainte-Sophie, y célébra en latin la liturgie pascale (19 avril 526). L'Empereur n'accorda cependant pas ce que réclamait Théodoric : « Sans doute restituerai-je un jour aux ariens leurs églises confisquées  il est possible, éventuellement, qu'on autorise leur culte sous certaines conditions  par contre, aucune possibilité, pour un arien, d'accéder à des fonctions publiques. »

Quand Jean I revint à Ravenne, Théodoric, qui avait déjà fait assassiner Boèce (30 octobre 525), fit jeter le Pape avec sa suite en prison où il mourut de faim et de soif, le 18 mai 526. Théodoric mourut au mois d'août suivant.

Rome doit à Jean I d'avoir terminé le cimetière Saints-Nérée-et-Achillée et d'avoir restauré ceux des Saints-Félix-et-Adaucte et de Sainte-Priscille  il fit relever la basilique Sainte-Pétronille, et orner richement la confession de la basilique Saint-Paul  il dota quelques autres églises (Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul, Sainte-Marie, Saint-Laurent). C'est à son initiative, qu'à partir des travaux qu'il fit faire à Boniface et à Bonus, au moine Denys le Petit, l'Église romaine fixa la date de Pâques.

Toujours sur les indications de Denys le Petit, il abandonna l’ère de Dioclétien pour compter les années à partir de la naissance du Christ. À l'imitation de quelques uns de ses prédécesseurs (Célestin I, Léon le Grand et Gélase), il travailla à l'élaboration du chant romain, préparant ainsi un terrain favorable à la grande œuvre de saint Grégoire le Grand.

Saint Félix de Cantalice
Religieux o.f.m. cap.

F

elice Porro vit le jour en 1515 à Cantalice (Rieti, Italie), bourgade située au pied de l'Apennin. Dès le bas âge, il manifesta de telles marques de prédestination que ses compagnons l'avaient surnommé « le petit saint ». Ses parents, qui étaient de pauvres laboureurs, l'employèrent de bonne heure à garder les troupeaux. Cette vie allait bien à l'âme méditative de l'enfant : peu enclin aux conversations oiseuses, il recherchait les lieux solitaires, et y répétait souvent le Pater et l'Ave et les quelques formules pieuses qu'on lui avait apprises. Lorsque les autres bergers se livraient au sommeil, lui s'agenouillait devant un arbre sur l'écorce duquel il avait gravé une Croix.

À neuf ans, Félix passa au service d'un riche bourgeois qui lui confia d'abord la garde de ses troupeaux, puis le chargea du labourage de ses terres. Le jeune homme aima son nouvel emploi qui lui permettait d'assister tous les jours à la Messe avant de se rendre aux champs. Cet humble travailleur, sans instruction, qui n'avait fréquenté aucune école, avait beaucoup appris du Saint-Esprit. Comme il l'avouait plus tard, il ne connaissait que six lettres : cinq rouges et une blanche. Les cinq rouges étaient les cinq plaies du Sauveur, et la blanche était la Vierge Marie.

Dieu lui inspira d'embrasser un genre de vie plus parfait. À un parent qui lui objectait les austérités de la vie religieuse, il répondit : « Je veux être religieux tout de bon ou ne pas m'en mêler ». À la suite d'un accident de labour dont il fut sauvé, dit-on, miraculeusement en 1543, il alla frapper à la porte des Capucins. À la vue de ce paysan du Danube, le Père Gardien, voulant l'éprouver, lui dit : « Vous venez sans doute ici pour avoir un habit neuf et y vivre sans rien faire. Ou bien vous croyez que vous allez commander aux religieux comme vous commandiez à vos bœufs. Renoncez à ce projet et n'y pensez plus ». Mais le postulant répondit à ce compliment si humblement et si sensément que le terrible Gardien l'admit sur-le-champ.

Devenu profès, le Frère Félix fut nommé au couvent de Rome avec les attributions de quêteur. Il resta quarante ans dans cet humble emploi, allant chaque jour, la besace sur le dos, pieds nus, et récitant son chapelet, quêter la subsistance de ses frères. Les humiliations, comme les peines corporelles, étaient pour lui ses roses du Paradis  il ne craignait pas de s'appeler lui-même l'âne du couvent des Capucins. « Mais où est-il donc, votre âne ? Frère Félix », lui demanda-t-on un jour. - « C'est moi ! » répondit l'humble religieux.

Dans sa vieillesse, le Cardinal protecteur de l'Ordre lui offrit de le faire décharger de ses fatigantes fonctions. « Monseigneur, répondit Félix, laissez-moi mon office de quêteur : un soldat doit mourir l'épée à la main, un âne sous sa charge, et frère Félix sous sa besace ».

La mortification allait de pair avec son esprit de pauvreté et d'humilité : il se privait même des satisfactions les plus légitimes, telles que de s'approcher du feu l'hiver. « Allons, Frère âne, disait-il à son corps, il faut que tu te réchauffes sans feu  car c'est ainsi que doivent être traitées les bêtes de somme... Loin du feu, Frère âne, loin du feu ! C'est devant le feu que saint Pierre renia son Maître. »

Il supporta patiemment de douloureuses infirmités et Dieu l'appela à Lui, le 18 mai 1587.

Felice Porro fut béatifié le 1er octobre 1625 par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) et canonisé, le 22 mai 1712, par le pape Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721).

Saint Léonard Murialdo
Prêtre et fondateur de la :
« Congrégation de Saint-Joseph »

La mémoire liturgique de St Leonardo Murialdo n'a pas été placée au jour de sa mort (dies natalis : 30 mars) mais le 18 mai, pour éviter qu’elle tombe trop souvent pendant le Carême et donc sans pouvoir la célébrer.
Néanmoins, le Martyrologe Romain et plusieurs calendriers, plaçant cette mémoire le 30 mars, votre serviteur (gpm) présente cette composition hagiographique aux deux dates.

L

eonardo Murialdo nait à Turin, le 26 octobre 1828 : c'est la Turin de saint Jean Bosco, de saint Joseph Cottolengo lui-même, une terre fécondée par de si nombreux exemples de sainteté de fidèles laïcs et de prêtres.

Léonard est le huitième enfant d'une famille modeste. Enfant, avec son frère, il entra au collège des Pères scolopes de Savone, et suivit le cours élémentaire, le collège et le lycée : il trouva des éducateurs formés, dans une atmosphère de religiosité fondée sur une catéchèse sérieuse, avec des pratiques de piété régulières. Pendant son adolescence, il vécut toutefois une profonde crise existentielle et spirituelle qui le conduisit à anticiper le retour en famille et à conclure ses études à Turin, en s'inscrivant au cours biennal de philosophie.

Le « retour à la lumière » eut lieu - comme il le raconte - quelques mois plus tard, avec la grâce d'une confession générale, dans laquelle il redécouvrit l'immense miséricorde de Dieu ; il mûrit alors à 17 ans la décision de devenir prêtre, en réponse d'amour à Dieu dont l'amour l'avait saisi.

Il fut ordonné le 20 septembre 1851. C'est à cette époque que, comme catéchiste de l'Oratoire de l'Ange gardien, Don Bosco fit sa connaissance, l'apprécia et le convainquit d'accepter la direction du nouvel Oratoire de Saint-Louis à Porta Nuova, qu'il dirigea jusqu'en 1865. Là, il fut au contact des graves problèmes des classes sociales les plus pauvres, il visita leurs maisons, mûrissant une profonde sensibilité sociale, éducative et apostolique qui le conduisit à se consacrer de manière autonome à de multiples initiatives en faveur de la jeunesse. Catéchèse, école, activités récréatives furent les fondements de sa méthode éducative à l'Oratoire. Don Bosco le voulut à nouveau à ses côtés lors de l'audience accordée par le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) en 1858.

En 1873, il fonda la « Congrégation de Saint-Joseph », dont l'objectif apostolique fut, dès le départ, la formation de la jeunesse, en particulier la plus pauvre et abandonnée. Le contexte turinois de l'époque fut marqué par l'intense floraison d'œuvres et d'activités caritatives promues par Léonard Murialdo jusqu'à sa mort, le 30 mars 1900.

Leonardo Murialdo a été béatifié le 3 novembre1963 et canonisé le 3 mai 1970, par le même pape : saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Léonard Murialdo
[Allemand, Anglais, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Martyrologe Romain : À Salone en Dalmatie, l’an 299, saint Félix, martyr, victime de la persécution de Dioclétien.

Martyrologe Romain : À Alexandrie, vers 303, la passion de saint Dioscore, martyr. Fils de lecteur de la cité de Cynopolis, il fut arrêté, interrogé et, pour avoir refusé de sacrifier aux dieux, après des tourments nombreux et variés, fut décapité, achevant ainsi son martyre.

Martyrologe Romain : À Alexandrie, vers 303, les saints martyrs Potamon, Ortaise, Sérapion, prêtres, et leurs compagnons.

Martyrologe Romain : À Ancyre en Galatie, vers 303, les saints martyrs Théodule et Thécuse, sa tante paternelle, Alexandra, Claudie, Phaina, Euphrasie, Matrone et Julitte, vierges. Celles-ci, livrées d’abord par le gouverneur à la prostitution, furent ensuite plongées dans un étang, chacune avec une pierre au cou. Théodote fut à son tour torturé et décapité.

Martyrologe Romain : À Ancyre en Galatie, vers 303, les saints martyrs Théodule et Thécuse, sa tante paternelle, Alexandra, Claudie, Phaina, Euphrasie, Matrone et Julitte, vierges. Celles-ci, livrées d’abord par le gouverneur à la prostitution, furent ensuite plongées dans un étang, chacune avec une pierre au cou. Théodote fut à son tour torturé et décapité.

Martyrologe Romain : À Ancyre en Galatie, vers 303, les saints martyrs Théodule et Thécuse, sa tante paternelle, Alexandra, Claudie, Phaina, Euphrasie, Matrone et Julitte, vierges. Celles-ci, livrées d’abord par le gouverneur à la prostitution, furent ensuite plongées dans un étang, chacune avec une pierre au cou. Théodote fut à son tour torturé et décapité.

Martyrologe Romain : Au pays d’Argovie chez les Suisses, au XIIe siècle, le bienheureux Burchard, prêtre. Curé de la paroisse de Beinwill, il se donna assidûment au service pastoral du troupeau qui lui était confié.

Martyrologe Romain : À Upsala en Suède, l’an 1160, saint Éric IX, roi et martyr. Il s’employa à gouverner le peuple dans son royaume avec sagesse et à protéger les droits des femmes, il envoya saint Henri comme évêque en Finlande pour y propager la foi du Christ et enfin, attaqué par les Danois alors qu’il assistait à la messe, il tomba sous les coups de ses ennemis.

Martyrologe Romain : À Toulouse, en 1369, le bienheureux Guillaume, prêtre de l’Ordre des Ermites de Saint-Augustin.

Bienheureuse Blandine Merten
Ursuline
(† 1918)

        Née à Düppenweiler en Allemagne, Blandine Merten entra dans l'ordre de sainte Ursule (Ursulines) où elle sut joindre la vie contemplative aux tâches quotidiennes de l'éducation humaine et chrétienne des jeunes adolescentes. Sa dévotion eucharistique était grande.

        « Celui qui aime Dieu, n'a pas besoin d'accomplir des actes exceptionnellement élevé, il lui suffit d'aimer », répétait-elle souvent.

Martyrologe Romain : À Hartheim, près de Linz en Autriche, l’an 1942, les bienheureux martyrs Stanislas Kubski, prêtre de Gniezno, et Martin Oprzadek, prêtre franciscain. Le premier, arrêté dès le début de la guerre par l’occupant nazi de la Pologne, en raison de son activité apostolique, fut déporté d’abord aux carrières de Buchenwald, puis au camp de concentration de Dachau. Avec le second, déporté au même camp, il était chargé du convoi des invalides à la mort. Tous deux furent conduits en même temps à la chambre à gaz.

Bx Martin (Marcin Jan) Oprzadek
Prêtre o.f.m. et martyr
(*Kościelec, Pologne, 4 mars 1884 - † Hartheim, Autriche, 18 mai 1942)

Marcin Jan Oprzadek, prêtre de l’ordre des frères mineurs,  naît à Kościelec (Cracovie) le 4 mars 1884.
Ce religieux franciscain polonais est entré dans l'ordre de saint François à l'âge de 28 ans. Rattaché au couvent de Wrocław, il y est particulièrement apprécié pour son esprit de prière, d'humilité, sa patience et sa confiance dans la providence divine.
La persécution, au temps de l'occupation nazie, ne le changera pas. Martin est arrêté le 26 août 1940, en même temps que son confrère le père Gondek. Il est ensuite déporté au camp de concentration de Dachau, puis, désigné pour le « transfert des invalides », il est conduit du camp à la chambre à gaz où il décède le 18 mai 1942.

Le 13 juin 1999, au cours de son plus long voyage en Pologne (5-17 juin), Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005) a béatifié, à Varsovie, Marcin Jan Oprzadek et 107 autres martyrs polonais, victimes du nazisme pendant la seconde guerre mondiale.
Les 108 martyrs proviennent de 18 diocèses et de 22 familles religieuses. Il y a des prêtres, des religieuses et des laïcs dont la vie, entièrement dédiée à la cause de Dieu, et dont la mort, infligée par la haine à la foi, portèrent l’empreinte de l’héroïsme. Parmi eux, il y a trois évêques, 52 prêtres diocésains, 26 prêtres religieux, 3 séminaristes, 7 frères religieux, 8 sœurs et 9 laïcs. Ces proportions numériques sont liées au fait que le clergé fut le principal objet de la haine de la foi de la part des nazis de Hitler. On voulait faire taire la voix de l’Église retenue comme obstacle à l’instauration d’un régime fondé sur une vision de l’homme privé de la dimension surnaturelle et traversé de haine violente.
Dans l’ensemble des 108 Martyrs il y a toutes les composantes de l’Église, c’est-à-dire, évêques, clergé diocésain, religieux et laïcs. Un représentant de chacune de ces catégories figure dans le titre de la cause de béatification.

Martyrologe Romain : Saint Venance (Venanzio) de Camerino († 251 ou 253).

Calendrier romain extraordinaire (missel de 1962)

Saint Venant

Martyr

(IIIe siècle)

Saint Venant, jeune martyr de 15 ans, souffrit dans sa ville natale, sous l’empereur Dèce (249-251), des tortures d’une cruauté inouïe, à cause de la foi chrétienne. Il les supporta avec une constance admirable. Il fut flagellé, brûlé avec des torches  on le suspendit, la tête en bas, au-dessus d’un feu fumant. Les lions, auxquels on le livra, oublièrent leur férocité naturelle et se couchèrent, comme des agneaux, aux pieds du saint. Celui-ci, pendant ce temps, prêchait la foi au peuple. De nombreux païens crurent au Christ. Enfin, il fut décapité.

Saint Eric de Suède
(+  1161)

        Martyr d'origine anglaise. Eric IX  était roi de Suède depuis 1150. Il usa de toute son influence pour  évangéliser ses sujets par la codification des lois de son royaume qu'il  rédigea dans un esprit chrétien, sans vouloir les forcer à la  conversion.

        Il décida de conquérir la Finlande,  autant pour l'expansion de son domaine que pour y porter l'Évangile.
          Il fut assassiné à la sortie d'une messe à Turku, port situé au sud-est  de la Finlande.

Calendrier maronite

On fête les saints martyrs Théodule et Thécuse, sa tante, ainsi qu’AlexandraClaudiePhainaEuphrasieMatrone et Julitte, vierges qui vivaient à Ancyre en Galatie (Ankara, Turquie).

Alors que les chrétiens avaient peine à trouver des nourritures non offertes aux idoles, Théodote ouvrit une auberge où ils pouvaient s'approvisionner. Il visitait les chrétiens en prison. C'est ainsi qu'il vit nombre de ses amis donner leur vie pour le Christ.

Le jour où la fête païenne conduisait les statues de Diane et de Minerve pour leur bain annuel dans le lac voisin. Le gouverneur païen obligea Thécuse et ses compagnes qui avaient été arrêtées à marcher nues devant le char qui les y conduisait. Il voulut en outre, une fois le cortège parvenu à destination, les contraindre à sacrifier aux déesses susdites. Sur leur refus, il les fit fouetter devant la foule, puis noyer dans le lac. Cependant, la cérémonie terminée, Théodote, qui était bon nageur, s'empressa de repêcher Théodote et les autres vierges. Après les avoir enterrées, il fut aussi arrêté.

Le juge donna licence aux bourreaux de se distraire sur saint Théodote. Le corps déchiré, les plaies avivées par du vinaigre ou des brûlures, les dents cassées à coups de pierre. Rien ne lui fut épargné sans compter d'infâmes dérisions. A la fin, lassés, les bourreaux le décapitèrent et brûlèrent son corps.

Que leurs prières soient avec nous.

Les lectures du jour