Calendrier romain ordinaire

Saint Étienne
Roi de Hongrie
(977-1038)

Les Hongrois étaient les descendants de ces fiers et terribles envahisseurs connus sous le nom de Huns. Étienne eut le bonheur d'être l'apôtre en même temps que le roi des Hongrois, et de les civiliser.

Avant sa naissance, sa mère eut une vision de saint Étienne, martyr, lui prédisant que son enfant achèverait l'œuvre de la conversion de la Hongrie, commencée par ses parents. Aussi le prédestiné reçut-il au baptême le nom d'Étienne. Ses premières inclinations le portèrent à Dieu ; sa première parole fut le nom de Jésus ; ses études furent aussi remarquables par ses succès que par sa piété.

É

tienne avait vingt ans quand il succéda à son père. Pour donner tous ses soins à la christianisation de son royaume, il commença par établir une paix solide avec tous ses voisins. Ce ne fut pas sans peine que le pieux roi put mener à bonne fin son entreprise ; son peuple était tout barbare et endurci dans les superstitions du paganisme ; il lui fallut soutenir une guerre contre ses propres sujets; mais le jeûne, l'aumône et la prière lui assurèrent la victoire. Étienne fit alors venir des apôtres pour évangéliser cette nation ignorante et grossière ; il publia des lois très sévères contre le meurtre, le vol, l'adultère, le blasphème et d'autres crimes ; il pourvut à la protection des veuves et des orphelins et à la subsistance des pauvres ; il fonda et enrichit les églises: aussi vit-on bientôt ce pays offrir une magnifique végétation chrétienne.

Dans toutes ses œuvres, le saint roi était secondé par sa pieuse épouse, Gisèle, sœur de l'empereur saint Henri. L'humilité accompagnait tous les bienfaits du prince ; souvent il choisissait la nuit pour accomplir ses œuvres de charité il lavait en secret les pieds des pèlerins, et cachait discrètement ses aumônes. Un jour qu'il était sorti incognito pour distribuer de l'argent aux malheureux, comme il n'avait point réussi à contenter tout le monde, il fut dévalisé et foulé aux pieds ; loin de s'en fâcher et de se faire connaître, il offrit à la Sainte Vierge cette humiliation et résolut de ne jamais rien refuser à aucun pauvre. Il était impossible que ses revenus pussent suffire à tant de charités, sans quelque merveille d'en haut. Un jour qu’Étienne priait, absorbé en Dieu, il fut enlevé en l'air par les Anges jusqu'à ce que son oraison fût achevée. Dieu opéra en sa faveur beaucoup d'autres prodiges.

Ses dernières années furent éprouvées par des maladies, qu'il supporta avec patience et courage.

Curiosité sur la couronne de saint Étienne surmontée d'une croix inclinée

La couronne de Hongrie est actuellement composée d'une croix inclinée, d'une calotte sphérique et d'un cercle précieux, ayant pour poids 2 056 grammes.
L'inclinaison de la croix est due à une circonstance fortuite. Lors d'un bouleversement politique, la reine Isabelle voulut emporter la sainte couronne. Elle la mit dans un coffret trop étroit et en s'appuyant sur le couvercle pour le fermer, elle fit céder la croix qui s'inclina sur un côté. Depuis lors, la couronne est restée en cet état, les Hongrois ayant poussé le scrupule jusqu'à vouloir lui conserver ce défaut accidentel.

Saint Roch
Pèlerin
(1295-1327)

R

och était fils d'un gouverneur de Montpellier ; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d'une toute particulière prédestination. Dès l'âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations ; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.

Il n'avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l'exemple de saint François d'Assise, entra dans le Tiers Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage ; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés ; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. À Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas ; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.

En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d'une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l'intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion ; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements. On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église. Cette courte notice fait deviner l'origine de l'expression si connue : Saint Roch et son chien.

Martyrologe Romain : Commémoraison de saint Arsace, qui professa la foi chrétienne sous l’empereur Licinius, quitta l’armée pour mener à Nicomédie une vie solitaire. Enfin, après avoir prédit la ruine de la ville, rendit en priant son âme à Dieu, vers 358.

Martyrologe Romain : À Sion* dans le Valais suisse, au IVe siècle, saint Théodore, premier évêque de la cité qui, suivant l’exemple de saint Ambroise, défendit la foi catholique contre les ariens et mit en honneur les reliques des martyrs d’Agaune.

* À cette époque, l'évêque du Valais portait le titre d'évêque d'Octodure (Martigny).

Martyrologe Romain : En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d’outre-Manche y mener la vie d’ermite.

Martyrologe Romain : Dans le Maine, au VIe siècle, saint Frambaud, moine, qui mena une vie de solitaire, puis de cénobite.

Martyrologe Romain : Dans le pays de Rennes, en 1129, le bienheureux Raoul de la Fustaie, prêtre, fondateur du monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt.

Martyrologe Romain : À Subiaco dans le Latium, en 1243, le bienheureux Laurent, surnommé l’Encuirassé. Après avoir tué quelqu’un accidentellement, il décida de purger sa peine par une austérité et une pénitence extrêmes, en menant une vie solitaire dans une grotte de la montagne.

Martyrologe Romain : À Florence en Toscane, en 1434, le bienheureux Ange-Augustin Mazzinghi, prêtre carme.

Martyrologe Romain : À Kyoto au Japon, en 1618, le bienheureux Jean de Sainte-Marthe, prêtre franciscain et martyr. Arrêté comme missionnaire, jeté en prison et condamné à être décapité, tandis qu’on le menait au supplice, il prêchait au peuple et chantait le psaume « Louez le Seigneur tous les peuples ».

Martyrologe Romain : À Kokura, au Japon, en 1620, les bienheureux martyrs Simon Bokusai Kyota, catéchiste, et sa femme Madeleine, Thomas Gengoro et sa femme Marie, ainsi que leur fils Jacques, encore enfant. En vertu d’un décret du préfet Yatsudo, ils furent crucifiés ensemble, la tête en bas, en haine du nom chrétien.

Martyrologe Romain : Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, prêtre de Saint-Dié et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut, couvert de plaies et dévoré par les vers.

Pour un approfondissement, lire :
>>> Les Martyrs des pontons de Rochefort (1794-1795)

Martyrologe Romain : À Fanjiazhuang, près de Wujiao dans la province chinoise de Hebei, en 1900, sainte Rose Fan Hui, vierge et martyre, qui dans la persécution menée par la secte de Yihetuan, fut couverte de blessures et, encore vivante, précipitée dans un fleuve.

Martyrologe Romain : À Barcelone en Catalogne, en 1906, la bienheureuse Pierrette de Saint-Joseph (Anne-Josèphe Pérez Florida), vierge, qui aida tant qu’elle put, et avec audace, les vieillards abandonnés et fonda la Congrégation des « Sœurs Mères des Abandonnés ».

En Espagne, en 1936, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs :
- Placide Garcia Gilabert, religieux franciscain, à Denia au pays de Lugo ;
- Henri Garcia Beltran, diacre capucin, à Benicasim près de Castellón ;
- Gabriel (Joseph-Marie Sanchis Mompo), religieux du Tiers-Ordre de Saint-François, à Picassent, dans la région de Valence.

En Espagne, en 1936, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs :
- Placide Garcia Gilabert, religieux franciscain, à Denia au pays de Lugo ;
- Henri Garcia Beltran, diacre capucin, à Benicasim près de Castellón ;
- Gabriel (Joseph-Marie Sanchis Mompo), religieux du Tiers-Ordre de Saint-François, à Picassent, dans la région de Valence.

En Espagne, en 1936, dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile, les bienheureux martyrs :
- Placide Garcia Gilabert, religieux franciscain, à Denia au pays de Lugo ;
- Henri Garcia Beltran, diacre capucin, à Benicasim près de Castellón ;
- Gabriel (Joseph-Marie Sanchis Mompo), religieux du Tiers-Ordre de Saint-François, à Picassent, dans la région de Valence.

Calendrier romain extraordinaire (missel de 1962)

SAINT JOACHIM
Père de la très Sainte Vierge Marie

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.

Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses." Après ces mots, l'Ange disparut.

Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

Calendrier maronite

Saint Roch était le fils d'un gouverneur de Montpellier. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'il leur accorderait.

Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. A la mort de ses parents, alors qu'il avait 20 ans, il décida de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l'exemple de Saint-François d'Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône.

La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il y'eut beaucoup de guérisons. Il y vécut trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apportait chaque jour un petit pain.

Miraculeusement guéri, il reparut à Montpellier comme un étranger. Pris pour un espion, il fut mis en prison et y mourut au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements. On le reconnut alors. Son culte devint et demeure populaire dans toute l'Église.

Que sa prière soit avec nous.

Les lectures du jour