Calendrier romain ordinaire

Sainte Thérèse
de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face
Vierge, Carmélite, Docteur de l'Église
Co-patronne de la France

T

hérèse Martin naît à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l'église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin (canonisés le 18 octobre 2015 à Rome). Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s'installa avec toute sa famille à Lisieux. Vers la fin de 1879, elle s'approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence.

Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d'une grave maladie, par l'intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l'union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l'Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle avait le désir d'entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l'en empêchait.

Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l'audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII (Vincenzo Pecci, 1878-1903), avec une audace filiale, de pouvoir entrer au Carmel à l'âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l'habit le 10 janvier de l'année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

Au Carmel, elle s'engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l'accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l'Évangile, plaçant au centre de tout l'amour.

Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l'enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d'accompagner par le sacrifice et la prière deux «frères missionnaires». Elle pénètre toujours plus le mystère de l'Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l'amour du Christ, son unique Époux.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s'offre en victime d'holocauste à l'Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu'elle remet à Mère Agnès le jour de la fête de celle-ci, le 21 janvier 1896. Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d'une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu'elle accueille comme une mystérieuse visite de l'Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu'à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l'Église.

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l'épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l'amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l'Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l'infirmerie. Ses sœurs et d'autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s'intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu'à sa mort dans l'après-midi du 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j'entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l'Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, «Mon Dieu..., je vous aime !», scellent une existence qui s'éteint sur la terre à l'âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

Elle fut canonisée par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 17 mai 1925 et ce même Pape la proclama "Patronne universelle des missions", ainsi que St François Xavier, le 14 décembre 1927.

Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l'Église catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l'occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu'elle soit proclamée Docteur de l'Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l'Évangile, à cause de l'originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l'universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues.

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) proclama Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face Docteur de l'Église universelle le 19 octobre 1997.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Saint Romanos le Mélode
Diacre et compositeur

R

omanos le Mélode, naquit vers 490 à Emesa (aujourd’hui Homs) en Syrie.
Ordonné diacre permanent (v. 515), il y fut prédicateur pendant trois ans. Puis il se transféra à Constantinople vers la fin du règne d'Anasthase I (v. 518), et s'établit dans le monastère près de l'église de la
Théotókos, Mère de Dieu. C'est là qu'eut lieu l'épisode-clef de sa vie : le Synaxaire nous informe de l'apparition en rêve de la Mère de Dieu et du don du charisme poétique. En effet, Marie lui intima d'avaler une feuille roulée. Le lendemain matin - c'était la fête de la Nativité du Seigneur - Romanos alla déclamer à l'ambon : "Aujourd'hui la Vierge fait naître le Transcendant" (Hymne "Sur la Nativité" I. Préambule).

Il devint ainsi prédicateur et chantre jusqu'à sa mort (après 555).

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Romanos le Mélode
[Allemand,Anglais,Croate,Espagnol,Français,Italien,Portugais]

Bse Cecilia Eusepi
Tertiaire o.s.m.
Le « Lys parfumé » de Nepi

C

ecilia Eusepi naît le 17 février 1910, fête des Saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, à Monte Romano (province de Viterbe, Italie centrale). Elle a un grand frère : leurs parents sont Antonio Eusepi et Paolina Mannucci, des gens pauvres mais riches de foi.
La petite fille est baptisée le 26 février. Elle est bien vite orpheline de père et c’est son oncle maternel, Filippo Mannucci, qui va s’occuper d’elle.

Cecilia est vive, obéissante, et répète fidèlement les prières du matin que lui enseigne son grand frère. A l’école maternelle, elle supplie déjà : « Ma Sainte Vierge, fais-moi mourir plutôt qu’offenser Jésus. »

En 1915, Cecilia accompagne sa maman à Nepi, où travaille déjà l’oncle Filippo, chez les ducs Grazioli Lante della Rovere. L’oncle Filippo, jugeant que cette vie champêtre n’est pas faite pour Cecilia, la confie aux Cisterciennes de Nepi. Cecilia considèrera toujours cette nouvelle orientation comme une grâce particulière.
Elle reçoit la Confirmation en 1917, ainsi que la Première Communion. Elle est attirée par deux « Amis célestes » : Thérèse de Lisieux, qui n’est pas encore canonisée (elle le sera en 1925), et Gabriele de Notre-Dame des Douleurs, tous deux morts à vingt-quatre ans.

Pendant les cinq années de présence dans ce monastère, Cecilia sent grandir en elle « le besoin d’aimer Jésus », complété par une grande générosité envers la famille, les camarades, les moniales, le prochain, les pauvres.

Elle fait connaissance avec les pères Servites de Marie, qui desservent l’église voisine et sont les confesseurs des religieuses cisterciennes. Elle entre bientôt dans leur tiers-ordre, en 1922, fait sa première promesse et en reçoit l’habit : elle prend le nom de Maria Angela. Elle s’inscrit dans la Jeunesse Féminine de l’Action Catholique, et fait le catéchisme à des petites filles.
En 1923, suivant un appel de plus en plus fort en elle-même, elle entre chez les religieuses Mantellate à Pistoia, la branche féminine des Servites de Marie. En entrant dans le monastère elle écrit : « Ou une sœur sainte, ou rien du tout ». Elle va être la maîtresse des tout-petits à la maternelle.

Cecilia, qui a treize ans, déborde de joie, mais la maladie la contraint à regagner la maison familiale : en 1926 on lui diagnostique une péritonite et une inflammation aux poumons.
Elle considère comme la volonté divine de faire ce nouveau sacrifice : renoncer à sa joie, et achever sa route dans la solitude. Son directeur spirituel, le Servite Gabriele Roschini, la prie d’écrire un journal quotidien, une autobiographie, qu’elle va intituler avec humour : « Histoire d’un Clown » (Storia di un Pagliaccio).

Cécile offre, aime, et prie. Elle répète : « L’offrande que j’ai faite me coûte beaucoup, mais je suis heureuse de l’avoir faite. Si je renaissais, je la ferais de nouveau. »
Elle quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, le 1er octobre 1928, à dix-huit ans, des suites de la tuberculose intestinale.
Quand Cecilia mourut, la fête de sainte Thérèse était au 3 octobre ; il se trouve qu’elle est maintenant reportée au 1er octobre : Cecilia aura su intercéder auprès de sainte Thérèse et de Dieu, pour que l’Église prenne cette heureuse décision.

Cecilia Eusepi, déclarée vénérable le 1er juin 1987 par Saint Jean-Paul II, a été béatifiée le 17 juin 2012 à Nepi, dans la province de Viterbe, par le Card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

Cecilia est le « Lys parfumé » de Nepi. Elle répétait sans cesse : « Il est beau de se donner à Jésus, qui s’est donné tout entier pour nous ».
Le pape Benoît XVI a dit qu’elle a vécu sa maladie « avec une foi inébranlable », montrant « une grande capacité de sacrifice pour le salut des âmes » et vivant « en profonde union avec le Christ crucifié ».

Pour un approfondissement :
>>> Comme un mauvais clown

Bx Louis-Marie Monti
Religieux laïc et fondateur de la Congrégation :
“Fils de l’Immaculée Conception”

L

uigi Maria Monti naît en 1825 à Bovisio dans le diocèse de Milan. Orphelin de père à 12 ans, il se fait artisan ébéniste pour venir en aide à sa mère et à ses nombreux petits frères et sœurs.

Jeune homme ardent, il réunit artisans et paysans de son âge, le soir, dans sa boutique. Le groupe prend le nom de « Compagnie du Sacré-Cœur de Jésus ». Les gens du village les appellent “la Compagnie des frères”. Ils se dévouent activement aux pauvres et aux malades.

En 1846, à 21 ans, Luigi se consacre par des vœux privés entre les mains de son directeur spirituel, don Luigi Dossi. Mais, auprès de certaines personnes de son village, il rencontre opposition et calomnie, et même de la part du curé. Alors, lui et son directeur spirituel partent chez les “Fils de Marie Immaculée” congrégation fondée cinq ans auparavant par le Bx Louis (Luigi) Pavoni. Luigi y reste novice pendant six ans, longue période de transition où il se pénètre de la spiritualité de don Pavoni, lequel regroupe dans sa Congrégation des “frères ouvriers”, chargés de la formation d’enfants, tous étant réunis dans le cadre d’une “sainte famille”.

Mais, à 32 ans, il n’a pas encore trouvé sa voie propre. Il écrira plus tard : « Je passais des heures devant Jésus Sacrement, mais elles étaient toutes sans une goutte de rosée céleste ; mon cœur restait aride, froid, insensible. J’étais sur le point de tout abandonner lorsque, me trouvant dans ma chambre, j’entendis une voix intérieure claire et distincte qui me dit : “Luigi, va dans le chœur de l’église, et expose de nouveau tes tribulations à Jésus Sacrement”. Je prêtai l’oreille à cette inspiration et me pressai de l’exécuter. Je m’agenouillai et peu après – quelle merveille ! – je vis deux personnages à l’apparence humaine. Je les connaissais. C’était Jésus et sa Mère Très Sainte, qui s’approchèrent de moi et à voix haute me dirent : “Luigi, tu auras encore beaucoup à souffrir ; tu rencontreras bien d’autres grands défis. Reste fort ; tu sortiras vainqueur de tout ; notre aide puissante ne te manquera jamais. Continue sur la voie où tu t’es engagé.” »

Suivant le conseil de don Luigi Dossi (lequel était frappé par le témoignage d’une compatriote contemporaine, sainte Marie-Crucifiée (Paola) Di Rosa, notre Luigi accepte le projet de créer à Rome une congrégation au service des infirmes et propose de l’appeler : Congrégation des “Fils de l’Immaculée Conception”. Il se rend donc dans la Ville éternelle, au grand hôpital du Santo Spirito. Les débuts sont modestes car les Capucins qui assurent l’aumônerie de l’hôpital créent de leur côté une association de tertiaires de Saint François pour l’assistance aux malades. Humblement, Luigi demande à en faire partie et on l’emploie comme simple aide infirmier.

Mais sa propre congrégation grandit et, en 1877, sur l’avis unanime des frères, le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le met à la tête de sa congrégation. Il y restera vingt-trois ans, jusqu’à sa mort. Dans cette congrégation, tous sont appelés “frères” qu’ils soient prêtres ou non. Avec eux, Luigi se dévoue généreusement au service des malades, notamment à l’occasion d’épidémies ou de guerre.

En 1882, ému par la condition des orphelins, il ouvre pour eux un Foyer à Saronno. L’éducateur, pense-t-il, doit vivre au milieu d’eux comme un père, de façon à former avec eux une vie de famille. Les enfants et les jeunes doivent recevoir une formation humaine et chrétienne.

L’activité de Luigi s’explique par la foi vivante qui l’anime et “par sa prière intense et constante. Dans son dévouement évangélique, il s’inspire constamment de l’exemple de la Sainte Vierge” (saint Jean-Paul II).

Après avoir “entièrement consacré sa vie à soigner les blessures du corps et de l’âme, des malades et des orphelins”, le Frère Luigi (que respectueusement on appelle ‘Père’) épuisé et presque aveugle, meurt à Saronno, en 1900, âgé de 75 ans.

La Congrégation des “Fils de l’Immaculée Conception” reçoit l’approbation ecclésiastique en 1904 par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914); elle est aujourd’hui répandue dans le monde entier.

Luigi Maria Monti a été béatifié, à Rome, le 09 novembre 2003, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :
>>> Luigi Maria Monti

Martyrologe Romain : À Seclin en Gaule Belgique, au IVe siècle, saint Piaton vénéré comme prêtre, évangélisateur des peuples du pays de Tournai et martyr.

Martyrologe Romain : À Lisbonne, vers 303, les saints Vérissime, Maxime et Julie, martyrs.

Martyrologe Romain : À Trèves en Rhénanie, l’an 561, saint Nizier, évêque. Au témoignage de saint Grégoire de Tours, il se montrait fort dans sa prédication, redoutable dans les controverses, constant dans son enseignement et d’une admirable sainteté. Pour avoir reproché ses fautes au roi des Francs Clotaire, il fut même envoyé en exil.

Martyrologe Romain : À Gand dans la Flandre, en 659, saint Bavon, moine. Disciple de saint Amand, il dit adieu au siècle, distribua ses biens aux pauvres et se retira dans le monastère qu’il avait construit dans cette plaine.

Martyrologe Romain : À Condé sur l’Escaut, en Hannonie, au VIIIe siècle, saint Wasnulphe, moine, d’origine irlandaise.

Martyrologe Romain : À Cantorbéry, en 1588, saint Gérald Edwards, prêtre et martyr. Ordonné en France et retourné dans sa patrie, il fut, pour ce motif, détenu longtemps en prison et finalement condamné à la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière. Avec lui subirent le même supplice les bienheureux Robert Wilcox et Christophe Buxton, prêtres, eux aussi à cause de leur sacerdoce, et Robert Widmerpool, parce qu’il avait aidé un prêtre.

À Chichester, la même année, les bienheureux Raoul Crockett et Édouard James, prêtres et martyrs, revenus dans leur pays après leurs études au collège anglais de Reims et, pour ce motif, conduits aux supplices du gibet.

À Gipwich, la même année, le bienheureux Jean Robinson, prêtre et martyr, qui avait été père de famille, puis, après la mort de sa femme, avait reçu l’ordination dans son extrême vieillesse, ce qui lui valut d’avoir la couronne du martyre.

Martyrologe Romain : À Cantorbéry, en 1588, saint Gérald Edwards, prêtre et martyr. Ordonné en France et retourné dans sa patrie, il fut, pour ce motif, détenu longtemps en prison et finalement condamné à la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière. Avec lui subirent le même supplice les bienheureux Robert Wilcox et Christophe Buxton, prêtres, eux aussi à cause de leur sacerdoce, et Robert Widmerpool, parce qu’il avait aidé un prêtre.

À Chichester, la même année, les bienheureux Raoul Crockett et Édouard James, prêtres et martyrs, revenus dans leur pays après leurs études au collège anglais de Reims et, pour ce motif, conduits aux supplices du gibet.

À Gipwich, la même année, le bienheureux Jean Robinson, prêtre et martyr, qui avait été père de famille, puis, après la mort de sa femme, avait reçu l’ordination dans son extrême vieillesse, ce qui lui valut d’avoir la couronne du martyre.

Martyrologe Romain : À Cantorbéry, en 1588, saint Gérald Edwards, prêtre et martyr. Ordonné en France et retourné dans sa patrie, il fut, pour ce motif, détenu longtemps en prison et finalement condamné à la pendaison, sous la reine Élisabeth Ière. Avec lui subirent le même supplice les bienheureux Robert Wilcox et Christophe Buxton, prêtres, eux aussi à cause de leur sacerdoce, et Robert Widmerpool, parce qu’il avait aidé un prêtre.

À Chichester, la même année, les bienheureux Raoul Crockett et Édouard James, prêtres et martyrs, revenus dans leur pays après leurs études au collège anglais de Reims et, pour ce motif, conduits aux supplices du gibet.

À Gipwich, la même année, le bienheureux Jean Robinson, prêtre et martyr, qui avait été père de famille, puis, après la mort de sa femme, avait reçu l’ordination dans son extrême vieillesse, ce qui lui valut d’avoir la couronne du martyre.

Martyrologe Romain : À Nagasaki au Japon, en 1617, les bienheureux Gaspar Hikojiro et André Yoshida, martyrs. Catéchistes, ils avaient reçu des prêtres chez eux et subirent pour cela la décapitation.

Martyrologe Romain : En Espagne, dans le pays de Valence, en 1936, les bienheureux martyrs Alvara Sanjuan Canet, prêtre salésien, à Villena, et Florence Caerols Martinez, vierge, à Rotgla y Corbera, victimes tous deux de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Martyrologe Romain : En Espagne, dans le pays de Valence, en 1936, les bienheureux martyrs Alvara Sanjuan Canet, prêtre salésien, à Villena, et Florence Caerols Martinez, vierge, à Rotgla y Corbera, victimes tous deux de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile.

Martyrologe Romain : Au camp de concentration de Dachau en Bavière, en 1942, le bienheureux Antoine Rewera.

Béatifié le 13 juin 1999 en Pologne par saint Jean-Paul II avec d'autres martyrs polonais de la Seconde Guerre mondiale.

Juan de Palafox y Mendoza (26 juin 1600, Navarre - Ier octobre 1659, Navarre) était un évêque espagnol puis Vice-roi de Nouvelle-Espagne du 10 juin 1642 au 23 novembre 1642.
En 1694 Charles II d'Espagne propose sa canonisation ; mais bien qu'elle passe les étapes préliminaires, assurant à Palafox le titre de Vénérable, elle échoue sous Pie VI, à cause de l'intervention des Jésuites.
Palafox ne sera béatifié que bien plus tard, le 12 septembre 1767.

Ses écrits seront publiés en 15 volumes à Madrid en 1762.

Calendrier romain extraordinaire (missel de 1962)

SAINT REMI
Évêque et confesseur
(438-533)

L'histoire de sainte Clotilde nous a appris comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Remi qui acheva d'instruire le prince. La nuit avant le baptême, saint Remi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Le saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église.

Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. » Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la « sainte Ampoule », exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires.

Outre l'onction du baptême, saint Remi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.

Saint Remi s'éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

Calendrier maronite

«Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même» (Pourquoi je t’aime, ô Marie, PN 54/22)

Extraits de la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l’une des saintes les plus connues et aimées. La «petite Thérèse» n’a jamais cessé d’aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l’Eglise par sa profonde doctrine spirituelle [...] Cette science, qui voit resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, Thérèse l’exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d’une âme. C’est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l’Evangile pleinement vécu! L’Histoire d’une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d’Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu’en être fasciné! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus! La sainte parle continuellement de Jésus. [...]

Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C’est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants; quatre d’entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses. A l’âge de 4 ans, Thérèse fut profondément frappée par la mort de sa mère (Ms A, 13r). Son père s’installa alors avec ses filles dans la ville de Lisieux, où se déroulera toute la vie de la sainte. Plus tard, Thérèse, frappée d’une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu’elle-même définit comme le «sourire de la Vierge» (ibid., 29v-30v). Elle reçut ensuite la Première Communion, intensément vécue (ibid., 35r), et plaça Jésus Eucharistie au centre de son existence.

La «Grâce de Noël» de 1886 marque un tournant important, qu’elle appelle sa «complète conversion» (ibid., 44v-45v). En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une «course de géant». A l’âge de 14 ans, Thérèse s’approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d’un criminel condamné à mort et impénitent (ibid., 45v-46v). «Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer» écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C’est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle: «tant j'avais de confiance en la Miséricorde infinie de Jésus», écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec «un cœur de mère» (cf. RP 6/10r).

En novembre 1887, Thérèse se rend en pèlerinage à Rome avec son père et sa sœur Céline (ibid. 55v-67r). Pour elle, le moment culminant est l’audience du Pape Léon XIII, auquel elle demande l’autorisation d’entrer, à l’âge de quinze ans à peine, au carmel de Lisieux. Un an plus tard, son désir se réalise: elle devient carmélite «pour sauver les âmes et prier pour les prêtres» (ibid., 69v). Dans le même temps, commence également la douloureuse et humiliante maladie mentale de son père. C’est une grande souffrance qui conduit Thérèse à la contemplation du Visage de Jésus dans sa passion (ibid., 71rv). Ainsi, son nom de religieuse — sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face — exprime le programme de toute sa vie, dans la communion aux mystères centraux de l’Incarnation et de la Rédemption. Sa profession religieuse, en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1890, est pour elle un véritable mariage spirituel dans la «petitesse» évangélique, caractérisée par le symbole de la fleur: «Quelle belle fête que la Nativité de Marie pour devenir l’épouse de Jésus! — écrit- elle — C’était la petite Sainte Vierge d’un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus» (ibid., 77r). Pour Thérèse, être religieuse signifie être l’épouse de Jésus et mère des âmes (cf. Ms B, 2v). Le même jour, la sainte écrit une prière qui indique toute l’orientation de sa vie: elle demande à Jésus le don de l’Amour infini, d’être la plus petite, et surtout elle demande le salut de tous les hommes: «Qu’aucune âme ne soit damnée aujourd’hui» (Pri 2). Son Offrande à l’Amour miséricordieux, faite en la fête de la Très Sainte Trinité de 1895, est d’une grande importance (Ms A, 83v-84r; Pri 6): une offrande que Thérèse partagea immédiatement avec ses consœurs, étant déjà vice-maîtresse des novices.

Dix ans après la «Grâce de Noël», en 1896, arrive la «Grâce de Pâques», qui ouvre la dernière période de la vie de Thérèse, avec le début de sa passion en union profonde avec la Passion de Jésus. Il s’agit de la passion du corps, avec la maladie qui la conduira à la mort à travers de grandes souffrances, mais il s’agit surtout de la passion de l’âme, avec une très douloureuse épreuve de foi (Ms C, 4v-7v). Avec Marie à côté de la Croix de Jésus, Thérèse vit alors la foi la plus héroïque, comme une lumière dans les ténèbres qui envahissent son âme. La carmélite a conscience de vivre cette grande épreuve pour le salut de tous les athées du monde moderne, qu’elle appelle «frères». Elle vit alors encore plus intensément l’amour fraternel (8r-33v): envers les sœurs de sa communauté, envers ses deux frères spirituels missionnaires, envers les prêtres et tous les hommes, en particulier les plus lointains. Elle devient véritablement une «sœur universelle»! Sa charité aimable et souriante est l’expression de la joie profonde dont elle nous révèle le secret: «Jésus, ma joie est de T’aimer» (PN 45/7). Dans ce contexte de souffrance, en vivant le plus grand amour dans les petites choses de la vie quotidienne, la sainte conduit à son accomplissement sa vocation d’être l’Amour au cœur de l’Eglise (cf. Ms B, 3v).

Thérèse meurt le soir du 30 septembre 1897, en prononçant les simples paroles «Mon Dieu, je vous aime!», en regardant le Crucifix qu’elle serrait entre ses mains. Ces dernières paroles de la sainte sont la clé de toute sa doctrine, de son interprétation de l’Evangile. L’acte d’amour, exprimé dans son dernier souffle, était comme la respiration continuelle de son âme, comme le battement de son cœur. Les simples paroles «Jésus je T’aime» sont au centre de tous ses écrits. L’acte d’amour à Jésus la plonge dans la Très Sainte Trinité. Elle écrit: «Ah tu le sais, Divin Jésus je T’aime, / L’Esprit d’Amour m’embrase de son feu, / C’est en T’aimant que j’attire le Père» (PN 17/2).

Pour compléter, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

>>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Les lectures du jour


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