Quand un évêque persécute son Église
Suite au procès de la FMND (Famille Missionnaire de Notre-Dame) et du Père Bernard, un jugement a été rendu le 24 mars dernier. Dans ce jugement, 90% des chefs d'accusation ont été abandonnés par le tribunal, et le jugement se place très en deçà des réquisitions du procureur (qui voulait notamment interdire l'exercice de la prêtrise au Père Bernard...) Tant la FMND que le Père Bernard ont néanmoins décidé de faire appel du jugement. L'appel étant suspensif, ils sont donc à ce jour présumés innocents.
L'évêque du diocèse de Viviers, Monseigneur Hervé Giraud, n'aura quant à lui pas attendu une semaine après le délibéré de première instance pour se poser en tant que justicier. Il décide ainsi, en date du 30 mars et sans autre forme de procès, de demander à la FMND « de ne plus accepter de postulants ou de novices, ni d'accueillir des vœux d'aucune sorte jusqu'à nouvel ordre. » Ceci équivaut de fait à une mise à mort institutionnelle de la communauté ainsi que des vocations qui s'y rattachent.
Plusieurs questions graves se posent au regard de cet acte :
- Pourquoi l'évêque, qui a choisi de s'en remettre à la justice civile, va-t-il au delà de la décision de cette même justice ? Doit-on y voir une volonté d'infliger une double peine ?
- Pourquoi l'évêque ne tient-il aucun compte de l'appel interjeté ni de la présomption d'innocence qui lui est assortie ?
- Pourquoi l'évêque impose une mesure "jusqu'à nouvel ordre", sans limite ni cadre défini ?
- Pourquoi l'évêque ne motive pas juridiquement sa décision au regard du droit canon ?
- Pourquoi l'évêque ne requiert pas un jugement ecclésiastique en bonne et due forme via l'officialité diocésaine ?
§1. Quiconque est retenu innocent jusqu’à ce que le contraire ne soit prouvé.
§2. Nul ne sera puni à moins que la violation externe de la loi ou du précepte ne lui soit gravement imputable du fait de son dol ou de sa faute.

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- Gabriel
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