Deux appels urgents, toujours brûlants d’actualité !
Du Sacré-Cœur de Jésus à Fatima : un même cri du Ciel pour la France et pour le monde
Il est impressionnant de constater que le Ciel a lancé, à plus de deux siècles d’intervalle, deux grands appels destinés à marquer profondément l’histoire de l’humanité.
Le premier appel fut adressé en France, en 1689, par le Sacré-Cœur de Jésus.
Le second, en 1917, à Fatima au Portugal, par la Vierge Marie.
Ces deux appels se ressemblent, se répondent et se renforcent.
1689 : la grande demande du Sacré-Cœur pour la France
À Paray-le-Monial, Jésus révèle son Cœur à sainte Marguerite-Marie et demande au roi Louis XIV de consacrer la France à son Sacré-Cœur.
Il s’agissait d’un acte public, solennel, royal :
- reconnaître la souveraineté du Christ sur la nation,
- placer le royaume sous la protection de son Cœur,
- réparer les offenses faites à Dieu,
- faire rayonner la France comme « fille aînée de l’Église », éducatrice des peuples.
Mais cette demande ne fut pas accomplie.
Pourtant, l’histoire de France était marquée par des gestes spirituels forts. En 1638, Louis XIII avait consacré le royaume à la Vierge Marie sous le vocable de Notre Dame de l’Assomption. Peu après naquit l’héritier tant attendu, Louis XIV, surnommé Louis-Dieudonné.
Si la France avait rendu grâce à Dieu pour ce miracle en consacrant officiellement le royaume au Sacré-Cœur, quel renouveau spirituel aurait pu s’ensuivre ?
La grande demande de 1689 reste, d’une certaine manière, en suspens.
1917 : Fatima, un second appel
En 1917, à Fatima la Vierge Marie demande la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé.
Jésus lui-même se plaignit à Sœur Lucie en 1931 :
« Ils n’ont pas voulu écouter ma demande ! Comme le roi de France, ils s’en repentiront et le feront, mais ce sera bien tard. »
Si l’on avait répondu plus tôt à cet appel de Fatima, les immenses souffrances du XXe siècle — la Seconde Guerre mondiale, l’expansion du communisme athée, et les attaques massives contre la vie et la famille — auraient peut-être pu être évitées ou du moins amoindries. L’histoire tragique du siècle dernier semble faire écho à cet avertissement.
1939, Sœur Lucie écrit :
« De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. »
Cependant, des actes de consécration au Cœur Immaculé de Marie ont été accomplis :
- par Pie XII en 1942,
- par Jean-Paul II en 1984,
- et plus récemment par François en 2022, en union avec de nombreux évêques du monde.
Nous pouvons espérer que le Ciel ait agréé cette consécration.
La France face à sa vocation
La France, « fille aînée de l’Église », éducatrice des peuples pour le meilleur — et parfois aujourd’hui pour le pire — semble loin de sa vocation première : servir le Seigneur et Son Eglise.
Depuis 1974, l’avortement est entré dans le droit français, et plus récemment il a été élevé au rang de ce qui nous constitue. Les débats actuels autour de l’euthanasie interrogent profondément l’âme de la nation.
Beaucoup ont le sentiment que la France descend toujours plus bas, s’éloignant de ses racines chrétiennes.
Et pourtant, l’espérance demeure.
Car la France a été consacrée à la Vierge Marie et à saint Joseph. Et si la France semble les avoir oubliés, eux, unis par leur mariage et leur mission, ne l’ont pas oubliée. Ils attendent que nous ne les oubliions pas, chacun à notre place.
Le Sacré-Cœur de Jésus appelle à l’Amour, à la conversion et demande réparation.
Il en va de même pour le Cœur Immaculé de Marie. Car, comme l’ont enseigné Saint Jean Eudes et, avant lui, Sainte Brigitte de Suede, le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie ne font qu’un seul Cœur dans le dessein du salut.
Conclusion : commencer par nous-mêmes
Nous pouvons attendre un « pieux serviteur » qui accomplira officiellement la consécration de la France demandée en 1689.
Mais le Ciel ne nous demande pas d’attendre passivement.
Si la consécration d’une nation tarde, rien n’empêche :
- chaque personne de se consacrer aux Cœurs unis de Jésus et Marie,
- chaque famille de placer son foyer sous leur protection,
- chaque prêtre de consacrer son sacerdoce,
- chaque paroisse d’honorer publiquement le Cœur Sacré de Jésus et Marie,
- chaque évêque de consacrer son diocèse.
Peut-être le renouveau ne viendra-t-il pas d’abord d’en haut, mais d’en bas — des foyers, des paroisses, des cœurs convertis.
Le Sacré-Cœur et le Cœur Immaculé ne cessent d’appeler.
La question n’est plus :
« Le roi répondra-t-il ? »
Mais :
« Répondrons-nous ? »
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