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Le Vatican vient de publier ce matin le Missel pour les différentes cérémonies qui seront célébrées en France en fin de semaine par le pape Léon XIV. Et force est de constater qu'une bonne partie des prières de l'ordinaire sont rédigées dans une langue étrange. Ayant fait appel à des spécialistes, ceux-ci m'ont confirmé qu'il semblerait que ce soit du latin, une langue morte...

Une langue morte à la Messe ? Mais pourquoi ??

Alors je suis allé voir dans le concile Vatican II ce que l'Église avait bien pu dire à ce sujet, persuadé que tout était désormais permis et encouragé, et je suis tombé sur mon séant.

« L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. » 1

Diantre ! On nous aurait menti ? Ou alors est-ce encore une énième exception française qui cherche à se dérober à la règle ?

En tout cas, une chose est sûre, la venue du pape Léon XIV en France bouscule les habitudes. Nul ne sait encore ce qu'il va dire aux Français, mais le ton est donné. Plus personne n'écoute le pape et ses enseignements, ses catéchèses, mais il vient nous donner un exemple.

Cet exemple c'est celui du chef de l'Église qui applique dans la liturgie ce que veut et demande l'Église.

Alors oui, me direz-vous, c'est parce que le pape vient en France. Soit. Et les évêques de France ont eu beau faire le forcing pour faire accepter que des filles servent la Messe, ce n'est vraiment pas le sujet principal.

Ce qui compte c'est que le pape lui-même nous montre comment la liturgie de la Messe doit respecter dans toute sa beauté et sa grandeur ce que dit l'Église. C'est le culte rendu à Dieu, rien de moins.

Prions pour que cette visite du pape sur les terres de la fille aînée de l'Église soit reçue par nos évêques comme un exemple et que chacun d'eux s'applique désormais à le mettre en œuvre dans son diocèse. La liturgie n'est pas un commerce dans lequel on choisit ce qui nous plaît. Elle est ce qu'il y a de plus beau que nous ayons à offrir à Dieu. Et l'Église, dans sa grande sagesse, nous montre le bon chemin.


  1. ↑ Vatican II, Sacrosantum Consilium, 36. 1


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